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Je voulais absolument voir cette ville avant de quitter la Pologne. C'est toujours plus facile de partir de Cracovie pour aller à Wroclaw que de Paris. Et j'ai bien eu raison...
Le soir, dans la chambre, on se retrouve que avec des garçons, et des américains. Bonjour le ronflement! Le matin au réveil il fait super chaud et on est les première a être levées!
Au petit déjeuner, je fait un itinéraire pour la journée. Puis nous sortons pour un journée de tour de ville.
La première chose que nous allons voir est l'église Saint-Élisabeth (Kosciol sw. Elzbiety) qui est l'une des plus vieille église de Wroclaw et l'un des plus haut bâtiment. Construite au 12ème siècle, elle a ensuite subit des transformations gotiques au cours du 14ème et 15 ème siècle. EN 1529, l'église fut en partie détruite, puis de nouveau sérieusement endommagée pendant la seconde guerre mondiale. En 1976, l'église fut ravagée par un feux mystérieux. Aujourd'hui, l'église sert d'église de la garnison militaire. A l'intérieur on peut trouver des éléments du gotique et de la renaissance et environ 100 tombes de simples citoyens. Sa tour mesure aujourd'hui 91 m alors qu'a l'origine elle mesurait près de 128 m.
Après cette église, nous nous dirigeons par les petites rues vers le rynek, sur la place centrale, pour visiter la mairie... Que je vous déconseille de visiter, puisqu'il n'y a strictement rien à voir; à par deux salles, où s'entasse des fourchettes, des coupes, etc, il n'y a rien. Même quand on achète le ticket, il y a un dépliant où l'on peut voir ce qu'il y a dans le musée. Seul le bâtiment de l'extérieur est magnifique et exceptionnel. La construction de la mairie a commencé au 13ème siècle et a continuée pendant près de 250 ans. C'est pourquoi on a l'impression, quand on regarde le bâtiment, qu'il est constitué de plusieurs bâtiment. la mairie, était à l'époque le centre de la vie citadine jusqu'au 20ème siècle. La seconde guerre Mondiale n'a pas beaucoup endommagée la mairie - seulement 10%. Après sa reconstruction, elle a été reconvertie en musée d'art du citoyen. A l'intérieur donc, comme je vous disais il y a une collection d'argent, de cuillères, de bols, etc.
Après donc la mairie, nous nous rendons à l'église Marie-Magdalène qui est un énorme bâtiment construit à la naissance de cette partie de la ville (au début la ville se situait seulement sur l'île de Tumski). L'imposante porte date du 12ème siècle mais pendant la réforme, l'église a été transformé en église protestante, puis après la seconde guerre mondiale rendu aux catholiques. En 2001 un pont a été construit entre les deux tours de l'église. Nous y sommes montés pour faire des photos du panorama de Wroclaw.
Nous, nous tournons donc vers la prochaine église, qui est l'église Saint-Albert. C'est la plus vieille église sur la rive gauche de l'Odra. Construite en 1112 pour les Augustins, elle fut ensuite transmise aux Dominicains. Elle fut détruite par l'invasion Tartars en 1241 et de nouveau détruite en 1945 au moment du siège de Wroclaw. L'intérieur n'a rien de particulier, mais si on se rend vers la gauche on peut admirer une icône et vers la droite, une des ailes de l'église abrite une décoration gothique impressionnante. De là, si on se rend vers la gauche, plus loin dans l'église, on peut admirer des peintures picturales datant du Moyen-Age.
Après ce grand tour des églises de Wroclaw, nous nous rendons dans le parc Slowacki où abrite le Panorama de Raclawice. Nous réservons notre visite pour 17h30.
Ce ticket nous donne aussi la possibilité de voir le musée national et le musée ethnographique. Sur ce nous nous rendons vers l'université, grand complexe baroque du style autrichien, rose. Aujourd'hui ce n'est plus que quelques bureaux de l'administration, amis pour 2,50ZL (prix étudiants) on peut admirer les plafonds, et surtout la grande salle de cérémonie, Aula Leopoldina, de style baroque, rococo. Bon, c'est très très beau. Nous nous sommes glissés dans un groupe de touriste, et avons "oubliés" de payer. L'université de Wroclaw à été créée par les jésuites en 1670. En 1811 l'administration de l'université fut confisqué par les Prusse. Puis en 1741, par l'empire Austro-Hongrois et transformé en hôpital. Pendant la seconde guerre mondiale, la bibliothèque fut tournée en QG des nazis. Alois Alzheimer a longtemps été professeur là bas.
Après cela, nous nous rendons sur l'ile de Piast où nous visitons l'église de Saint-Martin. C'est un énorme bâtiment (il fait pratiquement toute l'île) datant du 13ème siècle mais largement reconstruit au court du 15ème et 20ème siècle. Pendant la seconde guerre mondiale, l'église servait de centre polonais, dans une ville allemande. 80% de l'église fut détruite pendant le siège de Wroclaw. A l'extérieur, nous pouvons voir une plaque de commémoration "nous sommes polonais... La Pologne est notre mère... Nous ne pouvons pas faire de mal à notre mère." ceci fait référence à la dernière messe en 1939 en langue polonaise, juste avant l'invasion allemande de la Pologne.
Sur ce nous nous rendons sur l'île de Tumski, là où pour Wroclaw tout a commencé. Autour du 8ème au 10ème siècle un château fut construit par les princes polonais. C'est seulement en 1810 que les deux partie de Wroclaw furent réunit en une seule et même ville. Cette île était le centre de la vie religieuse - on peut trouver pas moins de trois église seulement sur l'île, et deux monastères. Bien sûr, donc nous sommes aller visiter la cathédrale de Saint-Jean Baptiste. Ce fut la quatrième église construite sur l'île, du style gothique. Sa construction fut entrepris en 1244, et c'était la première a être construite de brique en Pologne. la construction continua pendant 5 siècles. La plus importante pièce de la cathédrale, et le triptique montrant la Vierge s'endormant. La Cathédrale a subit de sérieux dommage au cours de la seconde guerre mondiale. On peut encore aujourd'hui observer les traces laisser par les bombardements dans les murs. On peut aussi observer le magnifique panorama de Wroclaw grâce à un ascenseur.
Après cela nous nous sommes dirigés de nouveau vers le rynek pour trouvé quelque chose à manger. Après cela nous nous sommes rendu au musée nationale pour une courte visite, même si il est très intéressant. Après une courte sieste sur un banc dans le parc Slowacki nous nous sommes alors rendu pour admirer le fameux panorama de Raclawice, que je vous conseille vivement, malgré la foule.
Le lendemain, départ vers midi pour nous rendre à Poznan, par un train régional, pendant 4 heures.
Lviv est une ville de 830 000 habitants de l'ouest de l'Ukraine. Au gré des changements de frontières, la ville a également porté les noms allemand de Lemberg, polonais de Lwów et russe de Львов (Lvov). On trouve aussi en françaisLéopol, en italien Leopoli ou en hongrois Ilyvó.
D'une superficie de 171 km², Lviv se trouve à environ 70 km de la frontière polonaise. La vieille ville, entourée de murs, se situait au contrefort du Haut Château et de la rivière Poltva. Au XIII ème siècle, cette rivière était utilisée pour le commerce et le transport de biens. Mais au début du XX ème siècle, la rivière devenant de plus en plus polluée, il fut décidé de la recouvrir et de la faire passer sous la vieille ville. L'artère centrale de Lviv, l'Avenue de l'Indépendance (Prospect Svobody), ainsi que le fameux opéra de Lviv se trouvent juste au dessus de la rivière souterraine.
La ville a été fondée au XIII ème siècle par le prince Danylo Halytskyï et lui donna un nom dérivé de celui de son fils, Lev (prénom qui pourrait être traduit par Léon). Bien que la première mention dans les chroniques remonte à 1256, des fouilles archéologiques en 1993 ont montré qu'il y avait des campements dès le VI ème siècle. À l'aube de l'histoire, la zone fut convoitée par deux États émergents : la Pologne pendant le règne de Mieszko Ier, chef des Polanes); et par les Ru's de Kiev. On pense que Mieszko contrôla la zone entre 960 et 980. Faisant partie de la Pologne, (et plus tard de la communauté lituano-polonaise), Lviv devint une ville multi-ethnique, multiconfessionnelle et un centre de culture, de science et de commerce. Trois archevêchés y étaient installés : catholique romain, grec orthodoxe et arménien orthodoxe. Il y avait aussi des Allemands et à partir du XVIème siècle, des protestants.
Dans la première moitié du XVII ème siècle la ville comptait de 25 à 30 000 personnes, parmi eux de nombreux artisans. En 1772, suite à la partition de la Pologne, Lviv devint la capitale de la province autrichienne. Ce régime laissa une grande empreinte sur l'architecture de la ville. Au début du XIX ème siècle, la cité devint le siège du primat de l'église grecque ukrainienne catholique. Avec l'effondrement de l'empire des Habsbourg, après la première guerre mondiale, la population ukrainienne locale proclama Lviv capitale de la république d'Ukraine occidentale le 1 er novembre 1918. Quelques jours plus tard, la population polonaise prit le contôle de la plus grande partie du centre-ville mais les forces ukrainiennes assiégèrent la ville. La ville fut rattachée à la Pologne jusqu'à la seconde guerre mondiale. Au début de la Seconde Guerre mondiale, la région fut envahie d'abord par les soviétiques puis par les nazis et, de nouveau, les Soviétiques. La ville avec la région fut incorporée dans la république soviétique socialiste d'Ukraine.
Vendredi 20.04.2007, 21H00.
Départ de Zaczek avec Irene (ma colocatrice, espagnole et anglaise), Balazs (hongrois), Luke et Gina (USA) et l'on rejoint Francesca (Italie) sur le Rynek. Notre petite troupe se dirige donc vers la gare des bus. J'ai emmené avec moi très peu d'affaires car je sais que je ne dois pas m'encombrer car dans ce cas ce n'est plus une aventure si les bagages doivent d'être un poids. A la gare des bus nous rencontrons Babis, Michal et sa petite amie, ainsi qu'un américain, dont je ne sais même pas le nom puisque je ne lui ai que serrer la main, et que durant tout le voyage je ne lui ai même pas adresser la parole; non pas que je ne voulais pas mais, mais plutôt que je n'en ai pas eu l'occasion. Nous investissons l'arrière du bus « discrètement ». Nous ne sommes pas tous ensemble (car en tout nous étions 11 personnes, donc un peu dur à caser dans un seul bus déjà rempli) mais nous étions un peu près tous dans le même secteur. A 21h59, le départ est dans une minute, toujours pas de Ryan en vue. Tout le monde est anxieux, et déjà on ne croit plus qu'il puisse arriver.
Et soudain, On le voit arriver tout souriant, marchant tranquillement! A peine est-il monté que le bus part. Durant le trajet je parle avec Francesca car je ne suis pas loin d'elle et que je ne la connais pas beaucoup (enfaite la seule personne que je assez bien c'est ma colocatrice; et c'est elle qui m'a proposé de les accompagnés!). A l'arrière du bus, où s'entasse Balazs, Irene, Ryan et Babis, c'est la fiesta: Balazs raconte plein d'histoires drôles et chacun de nous ne se retient pas de rire aux éclats, au grand bonheur de nos voisins respectifs! Je somnole le long du trajet; on m'a refilé une voisine qui pue un mélange de transpiration et de mouton, ainsi qu'une chaleur saharienne, on décide alors d'ouvrir la fenêtre au plafond du bus, mais c'est pire car tout les pots d'échappement rentre et on reçoit tout. Charmant. Vers 3h00 du matin nou arrivons vers la frontière. Personnellement je ne voyais rien car les rideaux étaient tirés. On attend, on attend et on attend encore! Mon dieu c'est fou le nombre de gens qui veulent aller en Ukraine! Les voitures à côté de nous s'impatientent et organisent plusieurs concerts de klaxons et bien sûr au moment où justement où j'allais tomber de sommeil.
Le bus, je n'ai pas compris pourquoi, avait laissé
le moteur tourné, si bien que la fumée entrait
directement par la fenêtre. C'était pire que tout, et il
était techniquement impossible pour moi de dormir. Vers 5h00
nous commençons à avancer vers la frontière
infranchissable. Un homme en uniforme monte dans le bus; il m'est
exactement une demi-heure pour atteindre le fond du bus. Mon
passeport passe sans problème mais c'est le seul endroit où
l'on m'a autant dévisagé! Il a continué ainsi
avec notre groupe en posant des questions débiles sur les
villes d'où l'on venait (groupes très hétéroclites,
américains né en Grèce, anglais né à
Madrid, etc.). Nos passeports disparaissent pendant une demi-heure et réapparaissent pour 10 min où l'on doit remplir des
petits papiers d'entrée et de sortir de territoire. Puis de
nouveau, les douaniers nous reprennent nos passeports pour une autre
demi-heure. Après 4h d'attente dans un bus surchauffé
et avec l'angoisse de questions débiles (la deuxième
vague de contrôle, une douanière: « depuis
combien de avez-vous la nationalité française? »
en louchant sur mon nom de famille... polonais pour ceux qui ne
savent pas).
Arrivée en Ukraine, on sent bien que l'on est en Ukraine, routes défoncées, grincement à l'arrière du bus et on se demande si quelque chose ne va pas se décrocher, ronflement de Babis, pour moi odeur de ma voisine, et arrêts fréquents pour déposer quelqu'un au milieu de nul part. Le voisin de Francesca est bavard: mais c'est plutôt positif car on apprend pas mal de chose important; le bus arrive non pas en ville mais à une demi-heure du centre-ville et dans un quartier tel que La Courneuve à Paris, ou Nova Huta à Cracovie. Le plus gros problème est le suivant: nous n'avions pas un seul centime de... monnaie locale (ne sachant pas prononcer le mot en question mais sachant la première lettre G, nous appelions donc cette monnaie tout le temps du voyage « girigiri »). On arrive donc dans cette banlieue et nous descendons tranquillement du bus. Bref on trouve assez rapidement un « Kontor » où l'on échange quelques zloty.
On reste dans cette gare un peu près une demi-heure (après l'escapade des garçons aux toilettes, le shotage de chat par Irene, et autres anecdotes dans le même genre) et on réussi à comprendre quel bus on doit prendre pour arriver dans le centre-ville. Le bus est un mini-bus très spéciale; très court mais très haut. Le plus drôle c'est que l'on devait pratiquement courir après le bus et sauté dedans pendant le bus était en marche. 11 personnes dans le bus avec tout les bagages, et le bus était déjà très rempli. Je crois que je n'ai jamais été autant écrasé de toute ma vie, même dans le métro parisien. Après 20 min de bus, on essaye de deviner où se trouve le centre-ville; dans le bus un homme assis, très sympathique nous demande où est-ce que l'on vient, et nous souhaite très joyeusement la bienvenue dans son pays! On s'en sort vraiment pas mal et on sort du bus sur la place centrale, en face d'un hôtel: HOTEL GEORGES. L'hôtel est énorme et semble très luxueux: décoration baroque aux couleurs flaches, dorures, tapies rouges et moquettes un peu partout.
Le portier nous ouvre la porte, et j'espère juste que cela ne va pas nous couter la peau du cul. Nous sommes plutôt tous impressionnés et le prix nous impressionne encore plus: 15euros par nuit et par personne y compris le petit déjeuner! On prend alors 4 chambres de deux et une de trois (Irenne, Francesca et moi). Le reste de l'hôtel nous impressionnent de plus en plus: escaliers monumentaux, plafonds très haut et couloirs infinis. Ballazs et Francesca jouent au Titanic en escaladant le premier étage. Les chambres sont confortables mais les toilettes et la salle de bain laissent à désirer: une par étage! Mais comme durant tout le week-end, l'hôtel semble vide, cela ne nous dérange aps autant que cela! On se repose quelques minutes, le temps de reprendre un peu nos esprits, et nous nous retrouvons tous à 10h30 (heure locale, donc 9h30 du matin heure européenne) et nous partons pour la journée. Première direction le Rynek, c'est-à-dire le centre-ville. Tout est différent par rapport à la Pologne; les gens, les voitures, les bus, des chiens et des chats de rues un peu partout, etc. Mais la ville est très semblable à l'architecture des villes polonaises telle que Krakow, Poznan ou Wroclaw.
Nous nous promenons dans le centre, mais très vite la
fatigue et la faim nous fait arrété dans un petit café.
Comme nous sommes 11, c'est plutôt difficile de trouver un
endroit pour tous, mais finalement on parvient à trouver un
endroit sympa traditionnel et bon marché.On se repose et on
mange pour une centaine de « girigiri »(environ
4euros). Pour ma part un « barszcz Ukrainien »
très similaire au polonais (voir article sur les plats typique
polonais) et un café à la Turc; très populaire
en Ukraine. Les autres ont essayé une salade grecque: tomate
et champignons. C'était plutôt pathétique pour
une « salade grecque » Après une heure,
on repart à l'aventure. De rues en rues, un marché de
livre, des églises des bâtiments magnifiques. Du haut
château, où aujourd'hui il ne reste que des ruines, on
peut observer un panorama, la cathédrale Latine; architecture
gothique de Lviv avec de nombreuses formes baroques après de
nombreuses rénovations. Ainsi que la magnifique chapelle des
Boïm (du début du XVIII ème siècle), du
type renaissance avec sa façade qui rappelle une iconostase, de
nombreux personnages sont sculptés dans le décor
architecturale et représente une foule de citadins. De plus la
coupole couronnée d'un Christ assis est très rare.
Nous sommes arrivés un samedi, et ce jour je ne sais pas combien de mariages nous avons croisés; mais en tout cas la plus part des gens étaient d'une tristesse! On avait plutôt l'impression que c'était un enterrement. « So sad ». Ainsi que beaucoup de gens bourrés dans la rue, ivre mort allongés au sol; en tout cas plus que en Pologne. Beaucoup aussi de gens nous demandaient de l'argent dans la rue où des zloty; des enfants qui collent jambes et fouillent les poches en passant par des femmes pliées en deux et qui tremblent de tout leur corps et qui se lamentent (ceci dit ce sont les même qui sont en Pologne; sans doute des Ukrainiennes et des Roumaines qui viennent en Pologne espérant) jusqu'à l'homme bourré qui se colle à nous et crache.
Après le panorama de la ville, nous nous sommes séparés (parce que Babi voulait juste s'assoir et boire, « so sad » comme dit si bien Francesca). Notre groupe (Francesca, Irene, Balazs, Gina, Ryan et moi) nous nous sommes rendu au cimetière Lytchakivske très célèbre et très beau. Fondé il y a quelques siècles, c'est un immense monument de la culture et de l'art. De nombreuses personnes du monde des arts et des lettres y reposent, ainsi que des personnes fraichement mortes. Dans le cimetière nous retrouvons l'autre groupe mais on se sépare de nouveau. Nous rentrons à l'hôtel pour nous reposer un peu en passant par l'université; seulement trois bâtiments, et en passant par l'hôpital (il ne vaut mieux pas être malade de ce pays). Retour vers 7h30 à l'hôtel et à 8h00 nous retrouvons notre petit groupe de 7 (enfaite pendant le voyage nous n'étions que 7 car les 4 autre n'étaient jamais avec nous) et décidons d'aller diner.
Nous passons près de la place centrale où ce trouve la statue de Taras Chevtchenko. Peintre, poète, penseur devenu géant dans la culture, se dresse devant le théâtre. Il a permis de garder intacte la mémoire ukrainienne. A ses côtés, se dresse le monument qui relate les heures les plus sombres de l'histoire de l'Ukraine. Ce lieu est devenu l'endroit traditionnel des rassemblements populaires à Lviv. Chaque marié se doit d'être photographié devant le monument. Juste à côté, au bout de la rue, se trouve l'opéra de lviv qui occupe la place centrale dans l'ensemble de l'avenue Svoboda. Sur le fronton du bâtiment, se trouve trois sculptures ailées : "La Gloire", au centre, "Le Génie de la Musique" et "Le Génie de la Tragédie" des deux côtés. Les restaurants étaient plutôt étranges; soi complètement vides, soi pleins.
Mais après une heure d'essai, à la recherche de quelque chose ( il n'y a que des cafés dans cette ville et encore quand on trouve quelque chose; c'est impensable les Ukrainiens ne mangent pas le soir), nous retournons à l'hôtel pour demander où est-ce que l'on peut se restaurer, car c'est notre dernière option après c'est Mcdo. La réceptionniste nous indique un endroit où manger et nous y allons enthousiaste. On arrive dans une pizzeria. Bien on pense que cela sera simple pour commander. Enfin de compte pas vraiment. Premièrement pour déchiffrer la carte il nous faut au moins 15 min. même si il n'y a qu'une seule page. Balazs réussi à commander quelque chose pour lui (chorizo, tomate, jambon et bière... très simple, mais cela semble impossible pour les Ukrainiens qui ne font aucun effort pour comprendre notre polonais). Finalement nous montrons trois pizzas sur le menu indéchiffrable(il n'y avait seulement que 4 pizzas dont une avec du poisson, sans façon). Après 45 min. d'attente - serrés comme des sardines sur deux banquettes pour deux, à 4, car bien sûr il n'ont pas l'idée de nous donnés un tabouret, entourés de jeunes mangeant des pizzas et s'enfilant bouteilles de vodka sur bouteilles de vodka avec du jus de tomate (2 garçons=3bouteilles de 1,5L :s) jusqu'à tomber raide ivre mort – arrivent nos pizzas, sur lesquelles nous nous jetons dessus tels des affamés. Les trois pizzas partent en 10 min.
Encore faim. Bien on décide de commander une autre pizza. Il était 10h00. A 11H45 toujours rien, et les gens étaient de plus en plus bruyant autour de gens, et l'on sentait l'ambiance qui montait avec l'alcool. N'étant pas dépourvu de bon sens, nous décidons de foutre le camp, et de laisser la pizza invisible pré-payée. Nous sortons tous.. Mais Ryan manque à l'appel. Je retourne dans le resto pour le voir avec une boite de pizza à la main remontant les marches de la sortie. La dernière pizza terminée et avalée dans notre chambre, Ballazs s'endort sur le lit de Francesca. Cette dernière décide très joyeusement de le réveiller en chantant la fameuse chanson « Don't cry for me Balazsina ». Je crois qu'il n'a pas beaucoup apprécié ce réveil brusque, bref il est remonté dans sa chambre encore dans les vapes. Vers minuit trente tout le monde monte dans sa chambre pour un long sommeil après deux jours d'éveil, et on peut finalement se mettre au lit.
Dimanche 22.04.2007. 08h30.
Le lendemain on s'était donné rendez-vous à 8h00 pour pour le petit déjeuner (heure locale, donc 7h00). Nous nous réveillons malheureusement qu'à 8h30, à cause du portable qu'Irene avait mal réglé (elle s'était emmêlée dans les heures de décalage). Francesca pense que tout le monde dort encore. Nous nous habillons et nous allons tocquer aux portes. Personne. On descend dans le restaurant de l'hôtel pour le petit déjeuner, et nous voyons tout le monde atablés! Le petit déjeuner est philosophiquement très communiste: chacun sa part; son verre de jus de d'orange, si on en veut plus il faut payer!). Menu: jus d'orange, thé ou café, kapusta (=chou), saucisse, pain, beurre, jambon. Nous quittons alors l'hôtel pour nous rendre à la gare et acheter les billets pour le retour dans l'après-midi (quand Francesca a rendu les clefs la réceptionnistes lui lance un « good luck »... regard épouvanté de Francesca...).
La gare est assez jolie, mais il nous faut plus d'une heure pour acheter tous un billet de retour: le ticket nous emmène seulement jusqu'à Przemysl, ville frontalière polonaise avec l'Ukraine. Le ticket fait plusieurs pages, mais le prix est comique; environ 6 euros! L'autre groupe décide de rester une journée de plus; ils ne rentrerons que lundi soir. Retour dans le centre ville pour un dernier tour du Rynek, et pour voir la fameuse église dominicaine (XVIIe s.) qui est rempli au as (normal on est dimanche). Mais on trouve cette église complètement par hasard, c'est en écoutant et en suivant les chants qu'émettait la messe que nous sommes tombés nez à nez avec cette église, juste après une exposition de photos, et l'épisode des coeurs de la croix rouge (= deux jeunes gens demandent de l'argent pour les enfants pauvres, jusque là rien de spéciale, en change d'un coeur rouge autocollant. Chacun donne un peu d'argent dans la tirelire. Et nous, les trois dernières filles, notre coeur est posé très « délicatement » sur notre véritable coeur! Bref c'était un peu profitage à fond, du côté des mecs mais bon on a bien rigolé après). Un passage à la poste, et direction un café (puisque impossible de trouver un restaurant). On s'empiffre de gâteaux, de glaces et de cappuchino. Un dernier tour au kantor, puisque j'avais échangé trop de zloty, j'ai du enfin de compte refaire le chemin inverse: de « girigiri » au zloty.
Arrivés à la gare, nous arrivons dans le train; et là vision d'horreur: le train est très haut et il faut pratiquement sauté dedans pour y accéder. Le contrôleur est mort de rire de nous voir ainsi grimacés en voyant le train. L'intérieur est encore plus pitoyable: des banquettes et des compartiments ouverts comme dans les vieux films de l'est communiste! On part enfin et après une heure de route à travers la campagne ukrainienne, nous arrivons à la frontière. Le contrôle se passe sans trop de mal (ils ont juste posés plein de questions comme d'habitude mais surtout le gars dernière nous c'était assez chaud; il faut dire qu'il était plutôt très suspect (lunettes de soleil noir et appareil photo au cou; pour faire semblant touriste) et ils ont ouvert la banquette dernière nous pour vérifier si il n'y avait pas des stupéfiants car la banquette sonnait creux a parement).
Cette fois-ci nous avons le droit à deux contrôle; par les Ukrainiens et par les Polonais, mais tout est expédié en une heure, et nous revoilà repartis. Nous arrivons vers 16h00 à Przemysl et là encore, à notre grande surprise, un autre contrôle. Comme de bon civils nous faisons la queue, mais en discutant un peu avec les gens, nous arrivons à passer devant eux. Nous étions les seuls touristes; tous les autres gens étaient des personnes avec de grands sacs de marchandises (petites culottes, brosses à dent, etc.) qui vont revendre en Pologne pour faire un bénéfice. Ces personnes étaient très pauvrement habillés et très impressionnés par notre groupe. J'ai parlé avec une femme qui avait les deux dent de devant en or et sinon sa mâchoire était vide de dent. Nous avons passés la frontière à travers un détecteur de métaux et posé nos sacs au rayons X; sécurité digne d'un aéroport. Les pauvres gens, les douaniers déchiraient completement leur sacs plastiques et toutes les marchandises sortaient et impossible de les transporter ensuite sans en perdre en route. Nous trouvons assez difficilement l'entrée de la gare mais après une demi-heure nous ressortons tous avec notre billet de retour vers Cracovie pour dans 45 min. Nous rentrons dans le premier Bar Mleczny en vue et commandons un Zapiekanki ridicule, élastique et dégoutant. Bref pas très rassasiant comme diner. Après avoir croisés des gens complètement bourrés, nous montons donc un train normal régional. Investigation d'un compartiment vide par notre troupe et direction Cracovie!
A 20h00 je reçois un SMS de mon père pour m'annoncer les résultats du premier tour des élections présidentielles françaises; « so sad » comme dirait Francesca, mais sans surprise, malheureusement. Dans le train on s'amuse et on rigole (balazs racontant son rêve, ou essayant de faire prononcer le mot italien (ou espagnol ou français) « merda » à Ryan qui n'arrive désespérément qu'a sortir un misérable « melda »...). Arrivée à 22h30 à Cracovie et retour rapide à « Sweet Home »=Zaczek à 23h00.
Ce voyage m'a beaucoup plus, même si je n'ai pas forcément donnée une très bonne image de l'Ukraine. Il faut dire que pour de petits européens ou américains, c'est tout de même un petit choc car c'est très différent. Lviv n'est qu'a 70 km de la frontière polonaise mais pourtant c'est si différent, c'est ça l'inhabituel. De plus ce voyage était très sympathique et cela m'a permis de rencontrer et de connaitre mieux ce groupe, qu'Irene m'a présenté.