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Quatrième long métrage de fiction de la réalisatrice japonaise, Naomi Kawabe, sorti le 31 octobre 2007 en France et récompensé du Grand Prix du Jury au festival de Cannes 2007, La forêt de Mogari est une longue poursuite de fantômes.
Le film est construit sur le principe du binôme : deux personnages, deux êtres chers disparus, deux parties distinctes, deux mondes (le réel et l’imaginaire mais aussi le visible et l’invisible) et tout cela se côtoie parfaitement dans le cinéma de Kawabe par la mise l’évocation de sentiments indicibles. Les deux protagonistes, Shigeki pensionnaire à la maison de retraite où Machiko travaille en tant qu’aide-soignante sont touchants par leur infirmité affective causé par la perte d’une personne chère et aimée à laquelle chacun tenait. Ils sont tel deux êtres perdus dans la nature envahissante remplie de symboles et de métaphores.
La première partie place les personnages dans leur milieu respectif ; l’hospice pour personnes âgées au cœur de la nature pour l’un, l’appartement vide pour l’autre. La description retrace la douleur commune des protagonistes est un peu trop appuyée. Mais autour, invisibles, planent des personnes disparus et regrettées ; son épouse pour Shigeki et son jeune fils pour Machiko. Malgré un pathos à fleur de peau, comme la rencontre avec le mari de Machiko, ou bien la visite du fantôme de la femme de Shigeki jouant un air de piano mélancolique, Naomi Kawabe, nous envoûte par son hymne à la nature. L’herbe telle un tapis de mille bêtes courantes, ou la forêt immensité qui ne rentre pas dans la totalité du cadre, ou encore la personnification de l’arbre plus que centenaire, métaphore de l'aïeul, apaisent ces âmes meurtries. Tout ceci montre à quel point ce conte est remarquablement bien filmé. Notamment par les moments du quotidien caractérisés par de longs plans séquences : Machiko sortant les poubelles des pensionnaires, une partie de cache-cache, ou encore un moine bouddhiste venu faire un discours sur l’existence des rapports entre les choses visibles et invisibles. Car c’est bien de cela que parle le dernier film de Naomi Kawabe, de l’ardente absence, au cœur de la vie de chacun, qui est la manifestation du rapport à l’invisible.
En deuxième partie de film est une longue pérégrination à travers la nature dont le but n’est pas explicitement montré : est-ce réel ou bien imaginaire ? Shigeki, s’enfuit dans la forêt, armé de son sac à dos qu’il garde presque obsessionnellement avec lui, sans en savoir lui-même le but. Machiko, responsable de ce dernier, n’a pas d’autre choix que de le suivre. La forêt, -personnifiée à maintes reprises, par exemple avec le vent qui semble être sa respiration, ou bien par cet arbre centenaire, imposant, tel le chef de la forêt-, devient alors l’objet central du film. Elle est tout d’abord terrifiante ; les deux êtres sont perdus, fatigués, ont peur des bruits, de pas inconnus. Puis petit à petit, prenant une place grandissante, elle est le reflet de leurs sanglots et de leur désespoir : Machiko revit par un concours de circonstance, la perte de son enfant, et Shigeki rongé par le désespoir de ne plus pouvoir vivre sans sa femme, court à travers la forêt jusqu’à l’épuisement, ou bien encore sauve un papillon pris dans une toile d’araignée. Enfin leur mélancolie et leur joie de s’en sortir par ces chemins-là met un terme à leur procession par la découverte d’un grand et silencieux repos spirituel. Shigeki après la danse avec le fantôme de sa compagne, est allongé à même le sol après avoir creusé de ses ongles une fosse pour y reposer en paix près de la tombe de sa femme. Machiko découvrant ce que le sac du vieil homme contenait, la conduit adroitement à la fin de son deuil par quelques notes d’un piano mélancolique. En japonais Mogari, signifie « fin du deuil ». Dans leur pèlerinage, c’est sans cesse un contact indicible avec l’invisible dans lequel plane le monde des fantômes que ces deux vivants veulent saisir.
La fin du film rejoint son étrange début : des bûcherons coupant un arbre, puis sans lien apparent, la rencontre d’une procession religieuse. Ce sont autant d’éléments annonciateurs du culte et du deuil développés dans le film. De plus, dans la consolation symétrique des deux protagonistes ont entièrement effectué leur procession vers la fin d’un deuil par la reconnaissance de la souffrance de l’autre. Naomi Kawabe, étant plutôt une documentariste, a signé ici un film inspiré de ses précédentes œuvres. La caméra à l’épaule, suivant ses acteurs dans la marche voire dans la course, marque la continuité de l’enregistrement du réel ; sujet, qu’elle a de nombreuses fois étudié dans ses autres fictions.
Ce
film est d’une rare beauté. Il montre essentiellement la beauté de la nature.
Nous ne regardons pas mais nous contemplons des moments suspendus du temps.
Naomi Kawabe nous réapprend à un film contemplatif sur la nature. Telle une
petite boîte à musique remplie de souvenirs divers qui nous hantent, la
réalisatrice ouvre une brèche entre le monde réel palpable et le monde
imaginaire invisible.
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Aujourd'hui, temps exécrable. Un très bon temps pour rester enfermée toute la journée dans un salle noire, au sec. L'air est humide, j'ai très mal dormi cette nuit. Mais dés 10h je suis au cinéma. Première séance, troisième sélection internationale:
- The Runt film d'animation allemand de Andreas Hykade. C'est l'histoire d'une petit garçon dans une ferme, vivant avec son père et son oncle, et ses lapins. Après la naissance d'un petit lapinot bleu, le petit garçon veut le garder. Mais son oncle le lui permet à une condition; qu'il le tue et le mange après un an. Ce film montre l'entrée brutale dans la vie adulte. Les dessins simplets et les voix exagérées accentuent cet effet. C'est un bon film, bien construit, bien raconté; plus tourné vers un jeune public.
- Kissing, Tickling and being bored (embrassement, chatouillement et être ennuyé) un film de Jim McRoberts (Grande-Bretagne). Film de fiction sur une adolescente, avec son petit ami, le frère du petit ami, sa mère, son frère, sa vie. Un film ennuyeux, stéréotypé, dont on à vue une centaine de fois le même.
- L'étoile de mer film de la française Caroline Deruas, film sélectionné à la quinzaine des réalisateurs. Au bord de la mer une maison abandonnée. Dans cette maison un couple et un enfant, tout aussi abandonnés. Dans cet oasis de bonheur, un policier rode et semble devenir un cauchemar. L'histoire est intéressante, un squat, dans un endroit idilique, un couple innocent et l'arrivée d'un policier; le seul problème c'est que l'on y croit pas du tout. Le policier, ne semble pourtant pas du tout gêner le couple, "je vais des cauchemars", nous n'y croyons pas du tout. Dans ce film il y a une fausse note de "faux" incarné par ce policier et puis soudainement sa mort. Les acteurs essayent de nous faire croire mais impossible d'y croire malgré leurs efforts. Belle construction de séquence, bon scripte et scénario, mais la fausse note joue beaucoup trop. La réalisatrice était présente: l'inspiration de ce film venait de son enfance où elle passait ses étés à côté de cette maison. Elle a donc imaginé beaucoup d'histoires là-bas.
- Playground de Eve Spence (Australie). Deux frères décident d'explorer un chantier avec cette pancarte "attention chien méchant". Après une petite exploration rempli de jeux, la rencontre avec le chien puis son propriétaire, ne s'annonce pas au contraire périlleuse. L'idée est bonne, mais l'amoncèlement des scènes ennuient.
La deuxième séance, était des films dans la quatrième sélection des film internationaux:
- Notre rue, documentaire français, réalisé par le polonais Marcin Latollo. le réalisateur retourne dans sa ville familiale: Lodz, qui était une des plus grande ville industrielle. Là-bas il rencontre une famille, et les filment pendant trois ans. Le projet initiale du film était de faire un documentaire sur une ancienne usine transformée en centre commerciale. La rencontre avec cette famille anciennement tous ouvriers, aujourd'hui au chômage, était fortuite. Le réalisateur filme, mais c'est tout, il filme. Pas beaucoup de moment exeptionnel, pour dire même aucun. Des plans fixes sur les visages de la famille racontant leur vie et des travellings sur l'ancienne usine. Le scénario est invisible (le réalisateur qui était présent précise que dans cette sorte de film, les scénarios vient après; on comprend pourquoi alors) et le montage est parfois bizarre; on s'accroche un à personnage pour ne plus le revoir dans les prochaine 30min. L'idée était bonne mais le talent et l'intérêt manquent.
- Printed Rainbow film d'animation indien de Gitanjali Rao. C'est un très très beau film d'animation fait à la craie; l'histoire d'une grand-mère vivant avec son chat dans une ville sans âme s'évade grâce à sa boîte rempli de boîtes d'allumettes exotiques. C'est un film très très poétique que j'ai beaucoup aimé.
- Plakat (Poster) film documentaire du russe Andrei Zaitsev. Ca commence par un homme qui construit une pancarte. Puis on passe dans les voitures des gens qui voient cette pancarte: "mort au juive". Je ne vois vraiment pas à quoi sert ce film, juste de voir la réaction des gens et la fin est minable; une femme explose en retirant la pancarte.
- Den Italienske Laege (Le medecin italien) documentaire en Afghanistan sur les victimes des mines antipersonnelles des danois Jens Kjaer (présent au festival) et Esben Hansen. C'était un très beau film. De plus si on prend en compte que ce ne sont pas des professionnels et qu'ils n'avaient aucunes idées de la façon de tourner.
- Dad de l'anglais Daniel Mulloy. Deux personnes âgés font l'amour. Leur fils à côté. C'est nul comme film je vois pas quel message le réalisateur veut transmettre; on peut juste y voir la peur de vieillir.
la troisième séance était des film polonais concourants dans la cinquième sélection internationales:
- Po tamtej stronie de la russe Vita Zelakevicite. qui était présente au festival, et qui m'a parue très antipathique. C'est un documentaire sur des détenus dans deux prisons de Russie. Ce film sans paroles, que des images, est très fort; les êtres vivants, les choses, se mêlent et se concordent pour formés une masse de douleur et d'angoisse.
- Warzywniak, 360° de Andrzej Baranski. Film d'animation fait à l'aquarelle à mourir de rire; des jeunes dans une cité racontent une journée quotidienne rythmée par les heures qui passent. Très bonne réalisation.
- Miasto Uciczki (Ville de refuge) fiction de Wojciech Kasperski. Je crois que c'est l'un des plus beaux films (avec le film turc Poyras) du festival. Il dure 18min., je n'ai pas vu le temps passé. C'est sur les houligans dans le foot. Je pensais que ce film ne m'intéresserai pas, à cause du sujet, mais au contraire j'ai été captivée. C'est l'histoire de deux amis, ou plutôt comment se fini cette amitié, basée sur une histoire vrai. Tout simplement grandiose.
- A czego tu sie bac? (Tu quoi as-tu peur?) documentaire de Malgorzata Szumowska. Dans les Mazura, les gens ne sont pas effrayés par la mort; ils ont toutes sortes de traditions et de croyances. C'est un bon film, drôle. la réalisatrice était au festival pour nous présenter son film: c'est en faite complètement par hasard qu'elle a eu l'idée de faire ce film, quand son voisin dans sa maison de campagne est mort.
- Pierwszy Dzien (Premier jour) est un film documentaire de Marcin Sauter qui se passe en Russie dans la Toundra à la frontière avec la Mongolie, Kasarka. C'est l'histoire des enfants qui quittent leur parents pour se rendre à l'école; le plus souvent pour eux, pour la première fois de leur vie. Le plus effrayant est la première leçon: "Notre nation est la Russie", "Moscou est la plus belle et plus importante ville", "Le Kremling est la Russie", "Poutine est un président bon", etc. No comment.
Aujourd'hui je me suis donc rendu au festival de cours métrage de Cracovie. La première séance, était la deuxième sélection internationale. Au programme:
- Wege Gottes de Eva Neymann (née en Ukraine en 1974 mais a fait une école de cinéma à Berlin). C'est un documentaire sur les enfants de rue de la ville d'Odessa en Russie. Venue en ville, après avoir fuit sa famille, son village, son école, Kola vit désormais au jour le jour, au gré des rencontres. La réalisatrice filme ses enfants en alternant plans d'ensemble et gros plans: l'enfant perdu dans la ville, l'enfant dans son monde imaginaire. C'est un film très poétique où les enfants croient encore au changement, au miracle. Jura, un ami de Kola, raconte qu'il vit au paradis, que ici c'est le bonheur. Grâce à cette proximité croissante durant le film, on prend part à l'idéalisme des enfants et leur vie nous semble moins crue. Mais tous de même, quand on a 8 ans, vivre seul n'est pas idéal et la mémoire de la famille se fait tout de même sentir, bien que leurs familles ne soient pas des plus idéales.
J'ai beaucoup aimé ce film; car derrière un thema cru, il y a toujours un façon très poétique de filmer les gens, les situations; vrai ou mise en scène, à chaque fois le hasard fait bien les choses.
- Violeta, la pescadora del mar negro de Marc Riba et Anna Solanas (film d'animation espagnol et nomimé pour le festival Goya). ce film d'animation est très étrange, et ressemble à un cauchemar éveillé. Une petite fille, vit dans une maison sur l'eau entourée de pétrol, avec une mère agonisante et infectée de partout qui attend un enfant. la grand-mère, dont les orbites sont vide, fait aussi peur qu'une sorcière. Et au milieu de tout cela, une petite fille, au cheveux noir et coupés au carré, semble la seule personne normale. Quand l'enfant nait - qui en fin de compte s'annonce être des siamois - la jeune fille ne s'aperçoit pas de la mort de sa mère et donne les enfants à sa grand-mère, après les avoir laver au mazout. le film continue ainsi de pire en pire, et je ne voit raconterai pas la fin; imaginez-vous le pire car la gentille Violetta s'annonce être un monstre carnivore. c'est un drôle de film morbide mais j'ai bien aimé. bon je ne le regarderai pas tous les soirs; mais l'idée est originale.
- People In Order - Part 1 -Age de Lenka Clayton et James Price (UK), est un film très cour de trois minutes, sur les ages, où des personnes disent leur age avec au cou un tambour. Chaque battement de tambour rythme les années qui passent et accentue la sensation de vitesse du temps qui passe jusqu'à l'âge 100. Les réactions des gens est très comique et on se plis très bien au jeu; de voir ainsi des personnes complètement différentes; de différentes origines, de différents milieux sociaux...
- Poyraz (Boreas) de Belma Bas (Turc). Dans un village de Turquie, dans un paysage idyllique, un enfant vit dans un ambiance lourde et remplis secret, de fantôme et de mystère. C'est un film magnifique. J'ai tout simplement adorée; il dure que 13min, la réalisatrice était présente à la fin et nous a racontez le tournage, son inspiration. C'est son premier film et je pense qu'elle pourrai bientôt être très reconnue dans le domaine internationale. La réalisatrice était présente.
- Menekülés a szerelembe (escape into love) de Edit Köszegi et Péter Szuhay. C'est une sorte de documentaire réaliser à la demande d'une des amie de la réalisatrice. Le film nous plonge pendant 40min dans la vie de Eta, mariée à 14 ans et 7 enfants dans une communauté tsigane hongroise chrétienne. Le film raconte l'histoire de sa vie, de la mort de son mari, de la naissance de ses grands-enfants, de la rencontre avec son nouvel ami, ses problèmes de coeur, etc. Jusqu'à sa propre mort. La forme du film est très originale, car c'est l'héroïne qui demande à la réalisatrice de la filmer. Les moments les plus durs, les moments heureux. Personnellement, le film à une forme originale mais le résultat n'est pas excellent seulement bien. La réalisatrice était présente.
- The Making of Parts de Daniel Elliott (Grande-Bretagne). C'est un film presque sans dialogue sur un homme. L'image commence par cet homme travaillant dans un fabrique. Puis rentre chez lui, regarde les gens, attend sa fille... C'est un film vide sur la vie d'un homme vide; l'image et en HD, nette, stéréotypée, bien cadrée et de longs plan séquences. Le réalisateur était présent et nous a confirmé qu'il cherchait un homme, non pas un acteur, ainsi un non professionnel. Ce film est donc un film sur un homme en manque d'affection (comme dit le descriptif; mais personnellement je n'ai rien ressenti...)
la deuxième séance était la sélection nationale:
- Lekcja Bialoruskiego (A lesson of Bielorussian, Un leçon de Biélorussien) de Miroslaw Dembinski. C'est un documentaire sur la Biélorussie d'aujourd'hui. En 1991, après la chute du communisme, la Biélorussie deviens indépendante. Politiquement, dépendance veut dire liberté; mais pas en Biélorussie. Après l'élection de Lukashenko, tout est fini, et les gens se sentent retournés au communisme. Ce film est très politique, et j'ai personnellement beaucoup appris ce qui se passe là-bas; car c'était il y a à peine quelques mois en 2006. On voyait donc des jeunes qui se battaient pour la liberté, par des concerts, des rencontres avec l'opposant de Lukashenko, des sittings, des manifestations, etc. Le résultat est que aujourd'hui rien n'a changé, et que c'est toujours un dictature; car si il n'y a pas de liberté on ne peut pas appelé cela une démocratie. Ce film était bien tourné, bien monté et fait passé un message.
- Kraina Cieni (Shadowland, Le pays de l'ombre) de Tomasz Glodek. Film d'animation expérimental. Aquarelles, craies, pastels; le réalisateur montre un pays noir, détruit, et où tout est instable. Des mains, un oiseaux noir, puis blanc à la fin du film, une guerre, une ombre blanche qui semble être une jeune mariée, des bois qui n'en finissent pas, une maison, un mur criblé de balles, etc. C'est un film très noir, mais j'ai énormément aimé car très artistique, emprunt d'inquiétude et de doute. C'est un premier film en temps que professionnel.
- Masz juz to? (Got it?, A tu cela?) de Andrzej Titkow. Film documentaire sur des personnes atteintes de problème psychologique ou des problèmes de comportement ou encore de relations sociales. Le réalisateur commence par des vidéos qu'il a réalisés dans les années 60'-70', puis avec les anciens patients guéris. A part cela, ce film n'a pas grand intérêt; des conversations sur des sujets flous, non définis, des idées psychologiques auxquels on ne comprend rien, etc. A la fin on ne sais pas de quoi était malade les patients, on-t-il guéris?, à quoi sert ce film? Le réalisateur était là, mais ne nous à pas plus renseignés plus.
-Kredens (A Cupboard, La Crédence) de Jacob Dammas, documentaire. Le réalisateur, dont les parents polonais d'origine juive ont dû quittés le pays en 1967 pendant la vague antisémite et immigrés au Danemark. Il débarque alors à Wroclaw et recherche des gens qui auraient sans doute connus son grand-père. Le film continue, et on apprend que le héros cherche un Crédence qui aurait appartenu à ses parents. Le film est drôle, inhabituel. En fin de compte il ne trouvera jamais cette Crédence. Mais on voit dans ce film, des gens très gentils et très fermés. C'est en fin de compte un film sur une recherche qui n'aboutit à pas grand chose; mais c'est tellement bien filmé et aboutit que le but n'est plus important. ça arrive à tous de ne pas arriver à ce que l'on veut. Le réalisateur était présent et nous a un peu plus raconter ce qu'il s'est passé en détail pendant le shoot du film.
"Hitchcock a fait 53 films et une fille" François Truffaut
L'oeuvre Alfred Hitchcock est immense et on n'oublie bien trop souvent son influence dans le cinéma. Encore aujourd'hui beaucoup de cinéaste ont tirés de ce génie des leçons de cinéma. Il a su laisser sa trace sur chacun de ses plans. "Alfred Hitchcock filmait les scènes d'amour comme des scènes de meurtres, et les scènes de meurtres comme des scènes d'amour"
Aujourd'hui il est très courant de faire un plan "à la Hitchcock" - comme a moment culminant du film, le cinéaste alterne gros plans sur les yeux, les mains; que cela soient ceux du tueurs, ceux du tué ou ceux du héros. (par exemple dans la corde (The rope), La mort aux trousses (North by Northwest), La cinquième colonne, etc). Même un scénario -sans être spécialement un scénario d'un thriller ou d'un policier - par sa structure, sa formation des tissés entre les personnages; peut-être à la Hitchcock. Aussi simplement que possible, chaque cinéaste, encore aujourd'hui, a d'abord copiés le génie pour mieux l'interpréter.
J'ai vu mardi dernier un film français nommé Lemming. Rien que dans sa structure on peut identifier assez rapidement l'influence d'Hitchcock sur le réalisateur. Quelques plans culminants le confirment (gros plans sur les yeux qui s'écarquillent (Cinquième colonne), sur la main qui se tend (Vertigo), etc.).
C'est justement l'histoire d'un acteur qui pour une audition a interprété Roger Tornhill (interprété dans le film d'Hitchcock par le très séduisant Cary Grant) dans le film d'Hitchcock North by Northwest au moment où Roger Tornhill va se faire faucher par un avion. Ce fut donc une performance très éprouvante et très difficile puisque cette scène est plutôt expressive au niveau du corps que conversationnelle. Ainsi, Hitchcock savait diriger ses acteurs, au point que même aujourd'hui on reconnaisse ses performances.
Hitchcock a sût choquer les masses en faisant des situations quotidiennes, des situations dangereuses (Un meurtre presque parfait, North by Northwest, etc.). Son cinéma est donc avant d'être un cinéma de grande marque est un cinéma populaire, de masse.
Qui n'a jamais rêvé de pouvoir autant manipuler les spectateurs par le suspense que procure chaque visionnage d'un de ses films? Parce que Alfred Hitchcock savait tenir en haleine une salle de 100 personnes pendant une heure trente! mais pourquoi?
1). Alfred Hitchcock considérait les acteurs comme des objets et parfois même très inintéressants.
2). Beaucoup de ses synopsis originaux étaient tirés de faits divers.
3). Le contexte dans lequel il a su réaliser, produire et distribuer ses films d'espionnage, de meurtres, d'accusation assassine, de policier , etc., était celui de l'entre-deux guerres (Blackmail (Chantage), Murder, Rich and Strange (USA: East of Shangai), Number Seventeen, The man who knew too much (L'homme qui en savait trop), etc), celui de la seconde guerre mondiale (Lifeboat, ses deux courts métrages français qui sont tournés en Grande-Bretagne : Bon voyage et Aventure Malgache, La maison du Dc Edwardes (Spellbound, sur les début de la psychologie au États-Unis, qui est le miroir du mal-être de la société New yorkaise où Hitchcock montre que le mal peut-être partout et même en nous)), l'après guerre (Notorious (Les enchaînés), Rope (la corde), les amants du capricorne (under capricorn)), la guerre froide (Une nouvelle version de L'homme qui en savait trop, un savant exercice de style Fenêtre sur cour (Rear Window) une comédie plus légère Mais qui à tué Harry? (The trouble with Harry) La main au collet (To cath a thief), jusqu'a ses derniers films les plus renomés (Vertigo (Sueurs froides), North by Northwest (la mort aux trousses), Psycho (Psychose) The Birds (Les oiseaux)), jusqu'a ses derniers films presque oubliés mais qui seront presque honteux (fiasco commerciale et très mal appréciés des critiques) , puisque Hitchcock gravement malade finira ses jours dans une froideur digne des ses films (Frenzy, Family Plot (Complot de famille)).
4). Parce que tout d'abord c'était un homme qui aimait avant toute chose le cinéma et qui pouvait transmettre cette passion en créant des films appréciés du public et de la critique.
Les femmes dans les films d'Hitchcock sont souvent là pour donner du rythme au film ou pour faire avancé l'histoire grave à leur présence ou même en étant tout d'abord centre d'intérêt des 15 premières minutes du film pour finalement se mettre en retrait, mais sont rarement héroïne du film (à par sans doute dans ces films: pas de printemps pour Marnie (Marnie), Les amants du Capricorne (under capricorn), et bien sur The Birds (les oiseaux)). Hitchcock prenait le plus souvent des femmes belles car pour lui la féminité devait être attirante et signe de séduction.
Ainsi pour revenir au film de mardi dernier Lemming, les femmes sont dans ce film de Dominik Moll signe de manipulation psychique. mais c'est bien là d'un héros dont il sagit, d'un homme manipulé par une femme. Un homme avec une vie rangée à qui il lui arrive quelque chose et son seul but est de pouvoir atteindre sa situation primaire, c'est-à-dire la situation du début du film. Ce synopsis ressemble étrangement à un film d'Hitchcock; un homme qui ne comprend pas, un home qui fuit, un homme qui a peur et qui fait tout (jusqu'au meurtre très hitchcockien -étouffé avec un oreiller dans un lit avec sa maîtresse qui n'est autre que la femme du héros puis - malheureusement fin non hitchcockienne le meurtrier ne ce fait pas prendre mais cela passe pour un suicide... Evidemment puisque le héros est un héros et non pas un meurtrier. C'est seulement une vengeance dictée par une manipulatrice) pour reprendre sa place parfaite en or - femme parfaite, maison parfaite, couple parfait - dans la société.
En bref, les films d'Hitchcock sont le miroir des évènements dont on m'aimerait pas vivre. on peut dire qu'aujourd'hui que, le cinéma d'Hitchcock est devenu un cinéma de genre.
C'est un 13 août 1899 à Londres que naquit l'un des premier génie du cinéma aussi bien anglais que américain. En France on l'appelait "Monsieur Hitchcock" et en Amérique il portait le nom très affectueux de "Hitch". Nombre de ces films on eu un succès fou - tel que "Psychose" ou encore "The Birds". Mais Hitchcock n'était pas seulement ces films il était encore bien d'autres - tel que "M et Mme Smith", "Lifeboat", "The Lady Vanishes", "Number Seventeen" etc - c'est-à-dire un bon nombre de films inconnus du public et pourtant excellent.
Je pourrai en parler encore longtemps mais je vais essayer de le faire méthodiquement (en épisodes).
A noter tous les vendredi sur cinécinémaClassic (ou je sais il faut le satellite) un Hichcock est diffusé. Il existe de nombreux livres sur Hitchcock, mais l'un des plus complet et précieux est celui de François Truffaut (ce que je fais pour le lire (car c'est un gros pavé) après chaque visionage d'un des films d'Hitchcock je lis le passage dans "Hitchcock par truffaut" (édition Gallimard) qui se réfère au film).
So enjoy the film =D
Chaque lundi, j'avais décidé d'aller au cinéma pour aller voir un film qui me plaisait... cela me permettait de mettre un peu plus d'ordre dans ma vie en faisait de cette séance du lundi, un habitude qui permettrai d'aller voir tous les films que je désirais voir dans le mois.
Cliquer sur les images pour avoir le résumé et la critique.